Baromètre CIB 2026

juillet 10, 2026 | Post by: Chari Lenaers

Pourquoi l’immobilier à rénover aura surtout besoin de clarté en 2026

Le marché immobilier reste solide, mais les acheteurs prennent leurs décisions avec davantage de prudence. C’est l’une des principales conclusions du premier Baromètre CIB Immobilier 2026. Le marché ne s’arrête pas, mais il avance plus lentement. Les candidats acheteurs prennent plus de temps, les discussions de vente deviennent plus approfondies et les biens nécessitant des rénovations suscitent plus rapidement des hésitations.

Pour les agents immobiliers, c’est un signal important.

Non pas parce que les biens à rénover n’ont plus de potentiel. Au contraire. De nombreux logements avec un label PEB moins favorable, des techniques dépassées ou des besoins de rénovation recèlent encore une grande valeur. Mais ce potentiel doit aujourd’hui être rendu beaucoup plus concret qu’auparavant.

Car lorsqu’un acheteur envisage un bien, il ne veut pas seulement connaître son prix d’achat. Il veut aussi comprendre ce qui sera nécessaire par la suite. C’est aussi la raison pour laquelle Setle a été intégré à la plateforme RealSmart : aider les professionnels de l’immobilier à intégrer plus rapidement et plus clairement les informations liées à la rénovation dans le processus de vente.


Les acheteurs recherchent davantage de certitude

Selon le Baromètre CIB 2026 Q1, les professionnels de l’immobilier constatent une évolution claire dans les préférences des candidats acheteurs. L’intérêt pour les biens prêts à emménager augmente fortement, tandis que l’intérêt pour les biens à rénover diminue.

Cela en dit long sur le marché actuel.

Kristophe Thijs, directeur de la communication et porte-parole de CIB, explique : « Les acheteurs ne sont pas nécessairement moins intéressés par les maisons de caractère, les biens anciens ou les logements avec un potentiel de rénovation. Mais ils sont devenus plus prudents. La combinaison du prix d’achat, des taux d’intérêt, de l’obligation de rénovation, du label PEB, des coûts de construction et des primes rend le processus de décision plus complexe. »

Un bien nécessitant des rénovations soulève donc immédiatement des questions supplémentaires :

  • Que faut-il faire en priorité ?
  • Quel budget faut-il prévoir ?
  • Quels travaux ont un impact sur le PEB ?
  • Ai-je droit à des primes ou subventions ?
  • Puis-je intégrer ces coûts dans ma demande de crédit ?
  • Comment être certain que ce bien reste financièrement réalisable ?

Tant que ces questions restent sans réponse, l’immobilier à rénover est perçu par de nombreux acheteurs comme un risque.


L’immobilier à rénover n’est pas une catégorie problématique, mais une catégorie qui manque d’information

La baisse de l’intérêt pour les biens à rénover ne signifie pas nécessairement que les acheteurs les écartent définitivement. Souvent, le problème ne vient pas du bien lui-même, mais de l’incertitude qui l’entoure.

Un bien prêt à emménager se vend aujourd’hui plus facilement parce qu’il offre de la clarté. L’acheteur voit ce qu’il obtient, peut mieux estimer le coût total et doit moins tenir compte de travaux à court ou moyen terme.

Pour un bien à rénover, cette clarté fait souvent défaut.

C’est pourtant précisément là que la différence peut être faite. Un logement avec un label PEB moins favorable ou une finition dépassée peut redevenir intéressant lorsque le scénario de rénovation est rendu concret. Pas avec des estimations vagues ou des explications générales, mais avec un budget de rénovation clair, un aperçu des travaux prioritaires et une vision de l’impact potentiel sur le label PEB.

Cela change la conversation.

De : « Ce bien nécessite encore beaucoup de travaux. »
À : « Voici ce qui est nécessaire, voici le coût estimé et voici ce que cela peut apporter. »


L’obligation de rénovation rend la transparence encore plus importante

Depuis l’obligation de rénovation, le label PEB n’est plus un simple détail dans le dossier de vente. Pour les maisons et appartements avec un label PEB E ou F, l’acheteur doit tenir compte de rénovations énergétiques obligatoires afin d’atteindre au minimum le label D.

Cela a un impact direct sur le processus d’achat.

Un acheteur ne regarde plus uniquement le prix de vente, mais l’investissement total. Le prix d’achat, les droits d’enregistrement, les frais de notaire, les coûts de rénovation, les primes éventuelles, le calendrier et le financement forment ensemble le véritable cadre de décision.


L’agent immobilier endosse un rôle de conseil plus fort

Le Baromètre CIB montre également que les acheteurs prennent plus de temps pour décider. Cela renforce le rôle de l’agent immobilier. Dans un marché plus lent et plus sélectif, il ne suffit plus de présenter uniquement les atouts d’un bien. L’agent doit aussi aider à transformer les doutes en informations claires.

Pour les biens à rénover, cela signifie concrètement :

  • clarifier quelles rénovations sont prioritaires ;
  • donner une indication réaliste du budget nécessaire ;
  • montrer quels travaux influencent le PEB ;
  • aider les acheteurs à comprendre l’ensemble du projet ;
  • rendre la rénovation à nouveau abordable dans la discussion, plutôt que menaçante.

Ce n’est pas une technique de vente supplémentaire. C’est un meilleur accompagnement.

Un acheteur qui sait à quoi s’attendre ose plus rapidement regarder à nouveau les possibilités d’un bien. Et le vendeur dispose d’un récit plus solide autour de la valeur et du potentiel de son logement.


Le prêt-à-emménager se vend plus facilement. Mais l’information rend la rénovation à nouveau possible.

La demande croissante pour les biens prêts à emménager est compréhensible. Les acheteurs recherchent du calme, de la certitude et de la prévisibilité. Mais tous les biens ne sont pas prêts à emménager. Et tous les acheteurs n’ont pas intérêt à ignorer les biens à rénover.

Le défi pour le secteur immobilier ne consiste donc pas uniquement à proposer davantage de biens prêts à emménager. Il consiste aussi à mieux accompagner les biens qui ne le sont pas encore aujourd’hui.

Car l’immobilier à rénover a toujours sa place sur le marché. Surtout lorsque le récit est clair, que le budget est compréhensible et que l’acheteur sait quelles étapes sont nécessaires.

Dans un marché prudent, ce n’est pas forcément le bien sans travaux qui gagne. Le bien avec la vision d’avenir la plus claire a au moins autant de chances.


Qu’est-ce que cela signifie pour les agents immobiliers ?

Pour les agents immobiliers, c’est le moment d’intégrer structurellement les informations de rénovation dans les dossiers de vente. Pas comme une annexe après coup, mais comme un élément du premier échange avec les candidats acheteurs.

Un rapport de rénovation peut aider à répondre plus rapidement aux questions qui pèsent le plus aujourd’hui :

  • Quel est le coût réel de ce bien, rénovation comprise ?
  • Quels travaux sont nécessaires pour progresser sur le plan énergétique ?
  • Quel est l’impact sur le PEB ?
  • Quelles primes peuvent être pertinentes ?
  • Comment intégrer cela dans ma planification financière ?

Répondre clairement à ces questions permet de réduire le seuil d’hésitation des candidats acheteurs. Et c’est précisément ce qui peut faire la différence entre le doute et l’action.


Conclusion

Kristophe Thijs résume : « Le Baromètre CIB 2026 confirme ce que de nombreux professionnels de l’immobilier ressentent aujourd’hui sur le terrain : le marché reste actif, mais les acheteurs sont plus prudents. Ils veulent plus de certitude, plus d’informations et moins de surprises. »

Pour l’immobilier à rénover, ce n’est pas une menace, mais une mission claire.

Rendre le potentiel visible.
Rendre les coûts compréhensibles.
Rendre l’impact PEB concret.
Et donner aux candidats acheteurs la confiance nécessaire pour regarder à nouveau les possibilités.

Car les biens à rénover ne se vendent pas plus difficilement parce qu’ils n’ont pas de valeur. Ils se vendent plus difficilement lorsque cette valeur n’est pas suffisamment claire.

Avec Setle, vous donnez aux biens à rénover un récit plus fort.